Principe de régression et retour à la Source

Toute existence procède d’un principe unique.
Toute existence procède d’un principe unique, d’un rayon originel émanant d’une Source première. Chaque conscience, chaque forme, chaque manifestation n’est qu’une modulation particulière de cette énergie fondamentale.
À l’image de l’eau qui jaillit pure au sommet de la montagne et qui, à mesure qu’elle descend, se charge d’impuretés jusqu’à devenir stagnante, la conscience semble suivre un mouvement de densification. Plus elle s’éloigne de la Source, plus elle se matérialise, se fragmente et s’alourdit. Ce qui était unité devient multiplicité ; ce qui était transparence devient opacité.
Il n’existe pas de séparation essentielle entre l’esprit et la matière. Lumière, minéral, pensée, chair — tout n’est qu’expression d’un même principe vibrant. La différence ne réside pas dans la nature, mais dans le degré d’intensité, de fréquence ou de subtilité de cette énergie originelle. Ainsi, de même que dans le spectre électromagnétique certaines radiations possèdent une fréquence plus élevée que d’autres, les états de conscience peuvent être compris comme des degrés d’organisation et de cohérence énergétique.
Plus la conscience est élevée, plus elle est ordonnée, unifiée et proche de sa source initiale. Plus elle est basse, plus elle est fragmentée, dispersée, soumise à l’inertie.
Cette organisation suit un modèle fractal : l’infiniment petit contient en lui l’information de l’infiniment grand. Chaque niveau d’existence reflète un ordre supérieur tout en structurant le niveau inférieur. L’atome s’organise en cellule, la cellule en organe, l’organe en corps. De même, l’individu s’inscrit dans la famille, la famille dans la communauté, la communauté dans la nation, la nation dans la planète, et ainsi de suite jusqu’aux structures cosmiques.
À chaque échelle correspond un principe d’organisation, une forme de conscience orchestratrice. De la même manière que l’esprit gouverne le corps, chaque niveau supérieur confère cohérence et direction au niveau qu’il englobe.
Ainsi, le mouvement de la vie peut être compris comme une double dynamique :
une descente, où l’énergie se densifie et se particularise ;
un retour, où la conscience s’élève à nouveau vers l’unité.
Le principe de régression n’est donc pas une chute définitive, mais une étape dans un cycle plus vaste. Car ce qui s’est éloigné peut toujours se réintégrer. Toute conscience porte en elle la mémoire de la Source dont elle procède.